Mais qu'est ce que c'est que ce pays!

Publié le par laurent ravagni

Contraste. Le golf d'Aqaba traversé de nuit et c'est l'Afrique. Formalités douanières un peu longues car tous les bureaux ne sont pas ouverts à cette heure matinale, et le voyage en véhicule privé impose de payer plusieurs taxes et assurances, avec les démarches administratives qui s'imposent. Contraste pour le contact avec la population en général au travers de ce pays arride. Certes il y a toujours des rencontres agréables, mais le sentiment global de l'accueil est largement négatif. Alors que le Moyen Orient nous a laissé de très bons souvenirs à ce propos, il suffit d'aller acheter son pain pour être tout de suite dans l'ambiance: souvent facturé le double du prix égyptien, ou encore repartir sans car le billet proposé est trop gros et personne ne veut faire l'effort d'en trouver, que de changement. Pour ce pays qui vit essentiellement grace aux devises touristiques, cela nous semble un comble. Mais en fait, c'est le tourisme des tour-opérateurs qui amène en masse les occidentaux, peu aux contacts de la vie quotidienne. La Mer Rouge est actuellement le site privilégié des Russes et autres Ukrainiens, avec des prix à la semaine défiant une semaine de chauffage par -15° à Moscou! De plus, certaines portions routières se font en convoi sous surveillance ou protection de la Police, à vous de choisir. Nous ferons le trajet Louxor- Assouan sans grace à un départ très matinal, et lors de nos haltes les gens sont surpris de nous voir seuls sans la Police. Nous retrouvons de ce fait un accueil bien plus spontané et la Nubie annonce l'Afrique Noire. Revenons rapidement sur notre parcours: quelques jours à Nuweiba en bivouac sur une plage désertée par les touristes israëliens habitués auparavant à venir ici, et en route vers Le Caire au travers du Sinaï, belle région désertique et montagneuse. Visite de Sainte Catherine et du monastère grec orthodoxe où le buisson ardent de Moïse est toujours là, vaillant comme au premier jour! Là, les enfants font semblant de pleurer pour obtenir quelque chose, les adultes réclament des cigarettes: tourisme, tourisme. Passage sous le canal de Suez qu'il est impossible de voir, gardé par des militaires en arme tout les 30 mètres à cet endroit. Nous devons aller à Alexandrie pour obtenir une lettre de recommandation au près du consulat français: des renseignements glanés sur internet nous ont appris que l'ambassade soudanaise en demandera une et que celle de France au Caire n'en délivrera pas tout comme à Ankara, alors que le vice-consul d'Alexandrie le fait encore.Personne très agréable à rencontrer, loin de de la bureaucratie française. Retour au Caire et visite du musée égyptien où momies, sarcophages et objets funéraires sont exposés à profusion. Passage à l'ambassade du Soudan et visas obtenus dans la journée en insistant un peu et en faisant preuve de patience. Un peu cher: 100$ US chaque! Cette fois, c'est direction la Mer Rouge via Abu Suef le long du Nil et une petite route du désert. Ne parlons pas d'Hurghada, ce serait pour n'en dire que du mal ( russes bruyants et sans gène avec des femmes vétues plus que court, virés de la plage par l'armée, impossible de trouver un coin tranquille, tout est sale- comme le reste du pays d'ailleurs- le Hilton dépose ses ordures dans le bas côté de la route sans vergogne)Safaga n'est pas plus propre, mais reste une petite station familiale. Nous devons y attendre la visite de la grand mère des enfants qui attérit à Hurghada pour une semaine avant de repartir de Louxor.Voilà de bons moments passés pour les enfants avec 2 sorties en mer avec un club de plongée afin d'admirer les fonds marins et la multitude de poissons: nous avons eu la chance de pouvoir regarder une tortue marine dans son élément. Voyage en convoi vers Louxor: la vitesse réduite du camion ne nous permet pas de suivre le rythme, mais le véhicule de police ne nous dépassera pas malgré tout. Découvrons les vestiges du temple de Karnak et les sépultures de la Vallée des Rois avec les tombes de Toutankamon, Ramses... Ici pas de pyramides, mais de grandes salles creusées à flanc de colline, avec des murs et plafonds décorés de bas-reliefs et peints. Nous avons depuis le début de notre arrivée en Egypte commencé à nous préoccuper du passage vers le Soudan: il n'est pas question de le faire par la route, seule la traversée du Lac Nasser en bateau est autorisée. Impossible d'avoir des précisions avant d'être sur place à Assouan. Nous savons uniquement qu'il y a un bateau le lundi et que le véhicule voyage sur un bateau différent des passagers. Nous avons rencontré plusieurs "overlanders" à Louxor qui font sensiblement le même parcours que nous, notamment le camion Angaléo, beau MAN d'un couple de belges avec leur trois enfants, partis pour un tour du monde avec pour but de projeter des dessins animés sur grand écran pour les enfants rencontrés ( voir www.angaleo.org). Nous pensons prendre le ferry ensemble, mais le camion est en panne: même la mécanique allemande peut trahir. Un premier voyage à Assouan nous confirme qu'il ne sera peut-être pas possible de traverser ce lundi, et qu'il faudra attendre 15 jours car la fête du Mouton approche et que rien ne fonctionnera alors. Il y a peut-être une solution: si nous sommes nombreux, une barge supplémentaire pourra être affrêtée. Retour à Louxor pour aider Nicolas et sa famille pour leur réparation: 2 chauffeurs de poids lourds de touristes aménagés en bus( un Africaner et un Néo-zélandais) se sont proposer pour l'aider, mais ont aggravé les choses: la panne d'embrayage intermittente et devenue définitive.Nicolas semble un peu déboussolé. L'intervention d'un mécano d'une société de bus fera tout rentrer dans l'ordre: en route pour Assouan, avec 2 land-rovers (belge et sud-africains vivant à Londres) Après de longues tractations dans les bureaux de Nile Navigation, la barge nous est facturée au prix fort et est complète: 2 camions, 3 motos, 5 voitures. Les véhicules partent le dimanche, il faut passer une nuit à l'hôtel, et prendre le ferry le lundi. Traversée mémorable: bateau bondé, équipage désagréable, nous avons dormi sur le pont par une nuit fraîche, entassé dehors près de la cabine de pilotage par le capitaine qui prétexte avoir besoin de venir voir sur le côté pour ne pas nous laisser à l'aise. Récompense: Abu Simbel au petit matin. Une semaine de démarche et de négociation pour une frontière, on s'en souviendra. Encore un pays où l'on ne pense pas revenir de sitôt, l'Iran nous apparaît maintenant plus accueillant que lorsque nous l'avons quitté! Nous avons retrouvé Djune qui avait voyagé avec les véhicules pendant 2 jours,le capitaine de la barge était d'accord pour s'en occuper. Accueil très bondissant de sa part .

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C
bonjour à vous 5, joyeux noël ensoleillé et bonnes fêtes de fin d'année,pas de neige ici pour le réveillon(nous sommes dans le brouillard dans tous les sens du terme, en lorraine sévissent des épidémie de gastro et de grippes, c'est une hécatombe depuis une semaine à l'école, au boulot, à chacun son tour...) plein de gros bisous à vous 5 de la part de nous 2<br /> Catherine et Lucien
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D
Nous sommes toujours contents d'avoir de vos nouvelles et suivons votre périple avec attention. Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d'année à tous.<br /> La famille Dupuy
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Y
Vous n'avez pas apprécié les relations avec les gens en Egypte. Enfin, c'est terminé. Que de temps perdu avec les démarches ! Les photos sont super. Merci. Bises et bonnes fêtes. Bonne fête à Gaelle,c'est demain. Yvette
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M
eh bien, un peu dur dur cette traversée du lac, heureusement que vous aviez Abou Simbel à l'arrivée GM
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