ENFIN L’ORIENT
La fin de notre séjour en Grèce nous a permis de nous rendre sur la presqu’île Chalkidikki au sud-est de Thessalonique avec baignades et essais de navigation en planches à voile ( le vent n’a pas été de la partie et a attendu l’heure du départ pour se lever…) et de nous promener sur le Mont Olympe, culminant à plus de 3000m. Nous nous sommes contentés de rester vers 1200m, nous permettant de passer une nuit à 17°, fraîcheur oubliée depuis notre arrivée sur le littoral adriatique.
Entrés en Turquie le 8 août, l’accueil fût chaleureux dès la première ville traversée, et la première nuit en bivouac dans la campagne a été l’occasion de rencontrer un berger et l’assistant du vétérinaire qui nous a promené à bord de sa camionnette pour nous emmener vers un point de vu proche. Après un thé matinal, nous sommes repartis avec œufs frais et pastèque…
ISTANBUL
Mégalopole par excellence, l’ancienne Byzance est aujourd’hui peuplée de quelques 50 millions d’âmes. Le hasard de notre recherche pour un camping actuellement fermé nous a conduit sur les conseils d’un livreur de kebab sur un « otopark » au pied du quartier historique Sultanhanet sur les bords du Bosphore en bordure d’un espace vert, lieu de détente des stambouliotes pour le WE, avec barbecue en famille.
Nombres de monuments attestent de l’importance de cette ville au cours de l’histoire. Nos pas nous ont conduit vers l’ancien hippodrome avec ses obélisques et la Mosquée Bleue ( Sultanahamet Camii), recouverte par 21000 carreaux de faïence d’Izmir et possédant 6 minarets ( le sixième - normalement réservé à La Mecque- ayant été accordé après financement d’un 7ème pour celle-ci). L’ancien palais des sultans de l’époque ottomane ( Palais Topkapi) atteste de la grandeur de celle-ci : cuisine pouvant préparer jusqu’à 10000 repas par jour, vaisselle en porcelaine de Chine et surtout bijoux recouverts de pierres précieuses, trônes en or …Le Grand Bazar, ancien marché couvert, nous a laissé une impression d’usine à touristes avec toutes ses échoppes de souvenirs et autres articles textiles ou de cuir.
VERS LES DOIGTS DE FEE
Après quelques difficultés pour trouver un des 2 ponts permettant d’enjamber le détroit, nous voici sur le continent asiatique, en route vers le littoral de la Mer Noir et la petite ville de Safranbolu, classée au patrimoine mondial pour ses habitations typiques traditionnelles les« konaks ». C’est également le lieu de récolte de fleurs de crocus donc on récupère les pistils pour donner cette épice colorée : le safran.
Direction la Cappadoce et le haut lieu touristique de la région de Goreme, avec habitations troglodytes et églises taillées dans le tuf, peintes. Le trajet nous a permis de nous rendre compte que le peuple turc est très accueillant : une nouvelle fois, après une halte dans la campagne, nous voilà invités pour le thé, qui se terminera par un repas complet. C’est aussi la région des villes souterraines: sur les conseils de touristes croisés à Istamboul et à Avanos nous sommes allés à Mazikoy. Ce petit village n’est pas indiqué par les guides touristiques, et l’importance de la ville underground ( 250 km de galeries) à visiter partiellement avec Issa guide officieux sans groupes déposés par les autobus nous a réjouis.
BIENTOT L’IRAN
Les 800 km vers la frontière iranienne , à nouveau, ont été l’occasion de rencontres chaleureuses : avec un agriculteur nous offrant tomates, pastèques et fromage ( qui nous a malheureusement rendu tous malade) après thé et lait de chèvre ; ou avec le maire de Ulukoy, petit village à quelques kilomètres de la voies. Sur notre demande pour un emplacement pour la nuit, il nous a indiqué le parking devant le bâtiment communal et avec la traduction d’un ami anglophone, nous a invité pour le thé ( çay prononcé tchay) puis melon, puis fromage blanc battu avec de l’eau, puis promenade au bord de l’Euphrate à pied et en barque, et repas du soir traditionnel ( pain très fin cuit dans un trou dans la terre mangé avec salade et … fromage ! et fruits) Mais le tout sous la protection de 2 mitraillettes Kalachnikof qui nous semblaient bien superflux. Sur la route du lendemain, les 150 premiers kilomètres seront très surveillés par l’armée, nous sommes en limite du territoire du Kurdistan.
Après entretien du camion à Dogubayazit , nous passeront vers l’Iran demain, souhaitant que le visa de transit prévu à la frontière sera effectivement possible à obtenir sur celle-ci.